Les makers, qui sont-ils ?

Que seraient les makerspaces sans les makers ? Mais surtout, qui sont ces « touche-à-tout » qui font l’âme de ces lieux de partage et de fabrication ?

Les makers, pilliers des makerspaces

Le terme « maker » est un terme générique. On peut toutefois tenter de le traduire ainsi. Il s’agit de quelqu’un d’inventif et de créatif, qui aime fabriquer, réparer bricoler. Un maker peut être quelqu’un d’habitué à réparer lui-même les objets de la vie courante plutôt que d’en racheter de nouveaux, ou encore un informaticien de métier, passionné par la ro botique. En ce sens, les makers sont loin de créer un ensemble de personnes totalement homogène. La valeur des rassemblements de makers dans les fablabs se créé justement à partir de l’hétérogénéité de leurs profils. Ce qu’ils ont en commun, c’est l’adhésion à une position commune, basée sur le faire soi-même ainsi que sur une autonomie d’accès aux objets de consommation courante.

Makers : un mélange de culture numérique et savoir-faire artisanal

L’identité des makers relève d’un savant mélange entre culture numérique open source d’une part et retour aux savoirs faires traditionnels et artisanaux d’autre part. Mais il ne suffit pas d’être passionné de nouvelles technologies et bricoleur pour entrer dans la difficile tentative de définition du « profil maker ». Un maker croit foncièrement en l’intérêt de partager les connaissances, les techniques et les outils nécessaires à la fabrication. Et cette nécessité de partager, c’est précisément ce qui fait la raison d’être de lieux comme les fablabs.

Dans ces fablabs, les makers sont attachés au respect de l’éthique des lieux. Ensemble, ils passent de la phase d’idée à leur mise en oeuvre, au sein d’un seul et même espace. Ils peuvent y profiter de l’expérience des autres, et partager à leur tour. De cette manière, ils avancent à leur rythme tout en apprenant.

Portés par l’engagement de leurs makers, les makerspaces deviennent des espaces de liberté où l’on peut prototyper, utiliser, tester, critiquer de manière constructive un objet quel qu’il soit. Cela peut aller de la moindre vis au pommeau de douche en passant par l’objet décoratif ultra tendance du moment.

L’écosystème des makerspaces et la magie du faire

Peut-on définir un profil type de maker sans considérer la communauté à laquelle il appartient ? Les makers viennent d’un mouvement qui place le partage du savoir au cœur de ses valeurs. Ce partage prend vie dans les espaces où les makers se rencontrent, créent et innovent ensemble, mais aussi au-delà des murs des FabLabs. Les makers forment des communautés solidement ancrées localement. Ils partagent leur expérience en organisant des cours ou des ateliers dans des lieux plus classiques.

En français, le terme « maker » se traduit par « fabricant ». Cette définition reste cependant assez vague. On décrit souvent le maker comme un bidouilleur créatif qui utilise les technologies pour inventer, réparer et contourner les obstacles d’un mode de production industriel. Ces profils variés se rassemblent pour innover, échappant ainsi à toute définition stricte.

Le FabLab stimule tous les types de makers : débutants, confirmés, bidouilleurs, ingénieurs, artisans, et bien d’autres. Il instaure une relation de confiance au sein d’une communauté de passionnés réunis autour du « faire ». C’est cette dynamique qui rend difficile de définir un maker, mais c’est aussi ce qui fait toute la magie de ce mouvement.

Souhaitez-vous fédérer une communauté de makers dans un FabLab ou un makerspace ?

Voir aussi : La charte des fablabs.

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